Le gouvernement a annoncé, ce 4 mars 2026, une baisse du prix d’achat du cacao aux producteurs. Fixé désormais à 1 200 francs CFA le kilogramme, le nouveau tarif représente une réduction de 57,14 % par rapport au prix record de 2 800 CFA francs fixé à la veille de l'élection présidentielle d'octobre 2025 jusque-là en vigueur.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, Bruno Koné, qui justifie cette décision par la chute des cours mondiaux et une crise de surstockage. Pourtant, cette mesure risque d’avoir de lourdes conséquences pour des centaines de milliers de familles rurales dont les revenus dépendent essentiellement du cacao.
La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fèves, voit ainsi ses planteurs contraints d’absorber le choc d’un marché international volatil, sans véritable mécanisme d’amortissement social clairement présenté.
Traditionnellement, les prix sont fixés deux fois par an par l’État, pour la campagne principale d’octobre et la campagne intermédiaire d’avril. Cette année, la décision a été avancée d’un mois, accentuant le sentiment d’improvisation dénoncé par plusieurs acteurs du secteur.
Au-delà des explications officielles, la question demeure : pourquoi les producteurs supportent-ils seuls le poids d’une crise dont ils ne sont pas responsables ?
TG






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